LoutreSpadon en Chine

LoutreSpadon en Chine

Janvier


Tongling (01-31)

Et c'est presque quatre heures qu'il faudra, notamment à cause des nombreux arrêts supplémentaires (les chauffeurs arrondirraient-ils leurs salaires en prenant des passagers au noir?), pour rallier la ville de Tongling, capitale du cuivre. Une fois à la gare routière, achat du ticket pour l'étape suivante, puis on prend un bus un peu au hasard pour aller à ce qui nous paraît le centre (c'est tout de même une ville de près d'un million d'habitants). On va dans le premier hôtel paraissant bien, et, n'ayant presque plus d'espèces, on tente le paiement par carte, mais ici, les cartes étrangères passent rarement. Du coup, on fait pas moins de six banques (c'est pas long en distance, mais ça énerve bien) pour arriver à retirer... Mais une fois dans la chambre, c'est bonheur: il y a du double vitrage qui va permettre de dormir sans congeler! On demande des infos sur les choses à voir aux réceptionnistes, ce qui les fait rire, la ville n'étant pas vraiment une destination touristique... Puis, promenade et repas dans un Malatang, ou ce n'est pas facturé au poids, mais à la brochette... C'est très épicé et pas trop copieux, mais on arrose le tout de bière allemande (achetée en promotion, action diront les helvètes, au 7-11 du coin) qui a goût de houblon et est à 5% (hoho! Ici les bières sont à 2.5, au mieux 4% et très aqueuses). Puis dodo, pour une fois, sans mettre de pull...

 

Le lendemain, on a un très beau buffet, avec notamment des beignets à la courge, des wontons préparés minute, et des fruits! On en profite pour aussi faire un stock de baozi pour le voyage, et on constate qu'on est pas les seuls à faire des provisions, deux papys embarquent quelques oeufs durs dans leurs poches. Ensuite, on attend plus d'une demi heure le bus 8, et vu qu'il n'arrive pas, on finit par prendre un taxi pour parcourir près de 40km (course à 75 rmb). Il nous amène à Fenghuangshan (la colline du phoenix), ou est située la mine du taureau d'or, qui est donc un endroit relativement perdu, et le chauffeur ne souhaite pas nous attendre... Nous voilà donc dans un site méconnu, la neige s'est mise à tomber à gros flocons, avec un arrêt de bus à près de deux km et un ticket (plutôt cher, 185 rmb) pour un bus longue distance qui part dans deux grosses heures... On fait quand même un tour, malheureusement, on ne dispose pas vraiment du temps nécessaire pour la découverte et la météo n'aide pas. Donc, retour à l'arrêt de bus et quand on juge être suffisamment au centre ville, on attrape un taxi pour passer à l'hôtel, attraper nos bagages vite fait. Beni manque de se faire écraser par une voiture faisant une marche arrière, la tradition ici étant que le chauffeur qui recule regarde devant, c'est aux piétons et autres automobilistes de faire attention... Ça fait rire notre taximan, qui nous amène à la gare routière juste pour l'heure du départ (Noemie court pour faire patienter le chauffeur, et Beni fait le mulet à bagages). Le bon stress qu'on vient d'avoir est compensé par le fait qu'on a droit à un bus à couchettes! Par contre, il y a bien sûr des gens qui fument dedans et le premier et unique arrêt sera au bout de quatre heures, bonne épreuve quand on a pas eu le temps de se soulager la vessie avant le départ... C'est donc au terme de plus de huit heures de bus qu'on arrive à...

 

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Vues de l'ancienne mine


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Le Saint patron local / et son temple (le cuivre, ça rapporte!)


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Entrée de la mine du taureau d'or

 

And in the end, it's almost four hours that will be necessary to reach Tongling, mostly because of the numerous extra stops (are the drivers making extra money by picking up undeclared passengers?). Once at the coach station of the Copper capital, we buy the ticket to the next stop then take a random bus to what seems to be the city centre (about a million people live in this city). We check in the first hotel that seems, and since we're short on cash, we try paying by credit card, but foreign cards barely never work in mainland China (people accepts them, but terminals don't). We will have to go at half a dozen atm before we can make a withdrawal (banks are very close one to another, but it's nonetheless quite irritating)... Once we get the room, we have the nice surprise to see that the windows are equipped with double glazing allowing to sleep without freezing! We ask the receptionists about places to visit, which makes them laugh as Tongling is not exactly a touristic spot... Then, a stroll and meal at a Malatang place where they charge by skewer (and not by weight) making the meal far more expensive and less plentiful... Plus it's way to spicy, but fortunately, we bought sheer German beer (special offer at the local store) which tastes hop, and is stronger (5%) than local beers (2.5 to 4%, and tasting like water). Then back to the hotel to sleep... Without a sweater!

 

Next morning, we enjoy a very nice breakfast buffet, with, among other delights, pumpkin fritters, minute cooked wontons and fruits! We also stockpile baozi for the trip later on, and notice we're not the only ones doing so as two old men leave the breakfast hall with hardboiled eggs in their pockets. Next move is waiting half an hour for bus number 8, and since it doesn't come, taking a cab for a 40 km ride (75 rmb instead of 4 for the bus) to reach Fenghuanshan (phoenix hill), where stands the golden bull ancient mine... The place is in the middle of nowhere, and the driver refuses to wait here and goes back to the city... So, here we are, miles from nowhere (well, bus stop is 2 km away), snow's falling heavily and our bus (as expensive as 185 rmb per person) is leaving from the station in a mere two hours... We still try to get the best out of it, but we soon have to go back, and weather's not helping at all. We walk, then hop on that darned bus 8, and when we feel we're close enough to the center, grab a cab to the hotel to pick up our bags lightning fast. So fast, a car fails to run over Beni by an inch when going backwards (seems like a chinese tradition for the driver to look upfront when driving backwards, it's up to the pedestrian to be careful). It amuses our cab driver, who takes us right in time to the coach station (Noemie runs to stall the bus driver, and Beni is the porter). To our surprise, the coach is equipped with bunk beds but, of course, it doesn't refrain people from smoking. Moreover, there is only one midterm stop (8 hours route) making it a challenge for the bladder... Which is why we're quite happy to arrive in...


22/02/2016
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Xidi (01-29_01-30)

Ça commence pas trop tôt par un petit bus, qui est en avance de presque une heure sur l'horaire annoncé (prévu à 9h50, il arrive en klaxonnant à 9h00...). Résultat, on part en catastrophe en oubliant le yajin (=dépôt de garantie) de 100 rmb à l'hôtel (la réceptionniste n'oublie pourtant pas de nous réclamer la clé de la chambre) et le chauffeur ne veut pas faire demi tour. C'est donc une belle occasion pour Noemie de gueuler, ce qu'elle fait très bien puisqu'elle obtient la même somme de la compagnie de bus (et c'est le chauffeur qui se débrouillera avec l'hôtel). Puis une heure plus tard, on arrive à Xidi, ou il est plutôt facile de trouver notre hôtel, il est à l'entrée du village. L'endroit est classé au patrimoine mondial de l'Unesco, c'est donc 104 rmb par personne pour y entrer... Et il faut bien faire tamponner son ticket pour pouvoir entrer et sortir à sa guise, voici la conversation avec la guichetière à l'entrée:
- Bonjour, c'est bien ici qu'on fait tamponner son ticket? (Noemie tend les tickets)
- oui (le regard dans le vague, le corps inerte)
- eh ben, tamponnez donc (Noemie sur le qui-vive)
- ah bon? (réaction mi-surprise mi-ennuyée)
- ben oui (Noemie énergique)
- oh... (5 mn chrono pour mettre un tampon et écrire la date du jour)
Faut-il préciser que sans ça, ils se seraient fait un plaisir de nous faire repayer? Et que le lendemain, bien qu'on dorme intra-muros, le ticket n'est plus valide?
Après, on se met en quête d'un restaurant, qu'on ne trouve pas de suite (pas mal de lieux fermés, basse saison), mais on finit dans un endroit bien chauffé à manger riz, champignons et légumes (ça fait trois repas de suite, ce soir, on change!). Après, on vérifie les options pour repartir le lendemain (peu nombreuses, faut retourner à l'est pour aller à l'ouest :-(logique de réseau polarisé) puis on tombe sur un mariage (ça débarque en berlines au milieu du village), et qui dit mariage en Chine, dit pétards pour faire peur aux mauvais esprits... Ça pétarade un bon moment, et vu de la colline avoisinante, on dirait qu'il y a un incendie et des tirs de kalach... Vive les mariés! Bref, ça ne nous empêche évidemment pas de nous promener dans le village (musée à ciel ouvert selon les guides), ou les maisons ouvertes permettent d'admirer les gravures et sculptures sur bois ou sur pierre. C'est pourtant un peu dommage de voir que tous les murs sont vraiment abîmés, que des détritus jonchent les rues et les canaux et que le chantier est presque permanent.

(On voit d'ailleurs un instantané qui plaira aux microphobes: dans le village, passe un canal. Une femme y nettoie ses légumes. En amont une deuxième femme la regarde faire puis crache dans le canal. Une centaine de mètres plus haut, une troisième femme nettoie sa serpillière dans le même canal. Devinez quel est le métier de la première femme? Cuisinière d'un restaurant bien sûr!)

On déambule ainsi quelques heures jusqu'à la tombée de la nuit, qui permet de constater que l'éclairage est plutôt spartiate et l'animation rare. Ce qui nous amène donc à l'heure du souper (prudence avec les heures de fermeture?), et l'on dîne d'une omelette aux légumes (un peu trop salée mais bonne), de tofu à la Xidi (moyen, c'est pâteux mais bien épicé), et de têtes de violon (bizarre et excellent), le tout accompagné de riz et de bière, comme il se doit. Au moment où l'on finit notre repas, un gars arrive avec sa femme et sa belle-mère, avec la tête de celui qu'il va falloir convaincre pour s'attabler. Et effectivement, il regarde la carte, puis inspecte la cuisine, et surtout négocie les tarifs indiqués sur le menu (c'est ce point qui retient toute notre attention! Dame! Il a bien raison!), et enfin il s'assoit et passe commande. On profite donc du début des opérations en cuisine pour calculer un petit rabais et laisser notre dû (100 rmb tout de même), ce à l'air de très bien convenir à la tenancière (son nouveau client a l'air bien plus coriace et moins lucratif que nous). En tout cas, on va essayer d'en prendre de la graine! Ensuite, c'est retour à l'hôtel, profiter du Wi-Fi et surtout du fait que, pour la première fois (peut-être aussi la dernière?) de notre voyage, on a des matelas chauffants! Et c'est un bonheur de se glisser dans un lit qui n'est pas congelé!

 

Le lendemain, on a droit a un jeu de piste pour trouver la salle du restaurant, l'hôtel possédant plusieurs bâtiments et courettes (c'est moyennement bien fléché), pour atterrir dans une petite pièce fermée ou l'on nous sert le petit déjeuner classique du Huizhou (région ou l'on est, ça consiste en: zhou, petits légumes pickles, petits légumes épicés, cacahuètes, deux mantou, et un œuf dur). On décide ensuite de repartir, un peu plus tôt que prévu, et le sympathique directeur de l'hôtel (qui parle très bien anglais, avec un bon accent) nous accompagne jusqu'à la station de bus, se montrant aussi prévenant et concerné qu'à l'accueil la veille. Le trajet est taillé à grands coups de klaxon (Noemie à même sorti ses boules quiès), sur une route d'un état très moyen (les vibrations sont vraiment fortes), mais ça ne prend qu'une grosse heure pour revenir à Tunxi (depuis Xidi, pas de possibilités pour aller plus à l'ouest). A la gare routière de Tunxi (appelée aussi Huangshan city) on se tape quasi deux heures d'attente (ça permet de manger un morceau... Enfin plutôt profiter du buffet à volonté pour 12 rmb) avant les deux heures de bus qui nous amène à...

 

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La porte magistrale du village / la chambre d'hôtel / un intérieur typique


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Détail de toiture / Lit en vente dans une échoppe


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Le village (et la traîne de fumée de pétards) / Façade typique 


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Détails muraux en bois


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Détails muraux en pierre

 

It is not too early in the morning, but it begins with a bus arriving almost an hour earlier than scheduled (supposed to leave at 9.50, the driver honks at 9am to warn of his arrival). As a result, we're in a hurry and forget to retrieve the 100 rmb yajin (security deposit) at the hotel (though the receptionist did not forget to reclaim the key (just a usual plastic card) of the room) and the driver refuses to turn back. It's the right time for Noemie to use her not that polite vocabulary and yell, she does that will enough to get the money back directly from the bus company (and the driver will get the money from the hotel himself). An hour later, we arrive in Xidi, where it's quite easy to find our hotel as it is located right at the entrance of the village. The place is part of the Unesco world heritage, making the entrance fee as expensive as 104 rmb per person... And you got to be careful and ask for a stamp so you can walk in and out at will, here's the conversation between Noemie and the entrance clerk:
- Is it here we can get out tickets stamped? (Noemie handing the tickets)
- yes (dead-still body, faraway look in the eyes)
- well, stamp ours then (on the lookout Noemie)
- huh, really? (looking surprised and bored at the same time)
- yes! (Noemie startled)
- oh... (took her five long minutes to put a stamp and write the date on the tickets)
Needless to say, without this stamp, they would have been very pleased to make us pay again to reenter the village and that the ticket is not valid the day after, even if our hotel is within the village's walls... We seek a restaurant and have a bit of a hard time to find one (a lot of shops are closed, low season), but we end up in a well-heated place where we have rice, mushrooms and veggies (okay, it's already the 3rd time on a row, that's enough!). We then check our options for the next day, and there are not many (we have to go back east in order to go further west, since their logic is polarised network). A wedding cortege then arrives (big black sedans in car-free village?!), and since it's China, wedding means bangers to scare evil spirits... It bangs for a while, and seen from the neighbouring hill, it looks like a fire and kalachnikovs shooting... Happy wedding lads! Well, it isn't that bothering to visit the village, which is said to be an open-air museum as the villagers leave their front door open, allowing carvings and sculptures (on wood or stone) to be seen (and often, to sell stuff as well). However, it's a pity the walls needs freshening up, the canals and streets are full of rubbish and garbage and the construction works seemingly endless and permanent...

Here's a little one germphobics will surely enjoy:
In the middle of the village, runs a canal. A woman is washing her veggies in it. Upstream, a second woman is looking at her and spits in the canal. A bit more upstream, a third woman is washing her mop in the canal... Well, guess what is the profession of the first woman? She's a cook in restaurant, if course! What did you expect?

We ramble around the village a few hours, until dusk which allows to note street lighting is rather scarce and event life nonexistent at this time of the year. This brings us to dinner time (we're being cautious with closure times), which is composed of a veggie omelette (too salty but good), Xidi-style tofu (oddly pappy but spicy), fiddleheads (unexpected and yummy), along with rice and beer, as it should. Once we're done eating, a dude walks in, with wife and mother-in-law, with the face of a man you have to persuade before he would sit and order. He takes a close look at the menu, checks on the kitchen, and then bargains prices though the menu already sets them (but he's damn right to do so!), and finally sits to order. We take advantage of the fact the manageress starts cooking to figure out our tab, including a small rebate, and leave the money (well, 100 rmb is not really a bargain for the meal we had) on a shelf, and she seems OK with that (the other customer is clearly tougher in business than us). Then back to the hotel, to use Wi-Fi, but mostly because, for the first time (maybe the last as well?), we have heating mattresses! It is therefore quite pleasurable getting in a warm bed!

 

Next morning starts with a little treasure hunt to find breakfast room, as the hotel owns several buildings and courtyards, and it ends up in a small blind room where we're served the typical Huizhou (it's the county we're in) breakfast: zhou, mantou, small pickled veggies, small spicy veggies and a hard-boiled egg). We then decide to leave, a bit earlier than planned, and the hotel manager (sympathetic and speaking very good English, with a bloody good accent) accompanies us to the bus station, being very careful and benevolent to his customers, like the previous day (old-fashioned chinese man?). The bus driver carves the road by honking as much as possible, and since the road is not in a very good condition, vibrations and noise force Noemie to use her earplugs. However, it takes only a short hour to get back to Tunxi (as said before, from Xidi, go back to east to move further west) but then, we have to wait something like two hours (perfect for a snack... Or an all you can eat buffet costing 12 rmb), and hop on the bus for another two hours ride to...


21/02/2016
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Huangshan (01-27_01-28)

Lever 8h00, au buffet, on embarque plein de baozi et même du zhou (on a prévu un bol hermétique :-), car à 10h00, le bus part (avec nous dedans :-) pour Tunxi (qui a été renommée en Huangshan city à des fins touristiques). Le bus est très ponctuel et bien plein. Au bout d'une heure et quelque, tout le monde change de bus car apparemment, il neige sur le chemin et le bus dans lequel nous étions n'était pas adéquat (pas de pneus neige?). Une autre heure et quelque plus tard, c'est un quart d'heure de pause déjeuner/pipi/clope, puis presque sans arrêt jusqu'à Tunxi. Une fois arrivés, les chauffeurs de taxis attendent de pied ferme ceux qui descendent de bus, ce qui est plutôt sympa, c'est qu'ils ne s'attardent pas spécialement sur nous (contrairement au Cambodge par exemple, ou étranger = pognon, donc locaux beaucoup, beaucoup plus insistants). Puis, Noemie nous trouve facilement le petit bus pour Tangkou, au pied de Huangshan (= la montagne jaune). Cependant, le chauffeur ne connaît pas (ou peut être feint de ne pas connaître) la rue ou se trouve l'hébergement qu'on a réservé, et du coup, nous jette avec les derniers passagers (un peu nulle part, après être ressorti d'une zone où il y avait pas mal d'enseignes). Du coup, un papy qui passait par la (mais qui ne voit pas ou se trouve l'hôtel) nous suggère de téléphoner, ce que Noemie fait, mais le réceptionniste lui répond que l'hôtel est fermé, bien qu'on ait reçu une confirmation du site b***in*.*om (dont il faut se méfier d'une manière générale mais surtout en Chine ... Le papy nous accompagne alors (il est même au taquet, gentil comme tout, nous recommande un endroit pas cher, mais qui n'accepte que les locaux) dans une quête d'un hôtel, qu'on trouve assez vite malgré le fait que beaucoup d'hôtels soit fermés pour deux raisons: c'est la basse saison et, à cause du froid exceptionnel, il y a des canalisations qui ont lâché, donc plus d'eau! Bref, le notre à de l'eau et la climatisation (même s'il faut demander une intervention pour mettre en marche la chasse d'eau et que c'est pas ultra bien isolé...). Une fois installés, on sort manger (dans le noir, Beni tombe dans une canalisation ouverte, en sort indemne mais crotté et vexé), c'est pas très animé, mais on trouve un petit restaurant tenu par un couple, qui nous fait deux bons plats (légumes-champignons et trois saveurs de Huangshan (bambou-algue-champignon)) et nous donne aussi des infos sur les randonnées. En rentrant à l'hôtel, on voit un supermarché ouvert et on y achète crampons amovibles, repas auto-chauffants et sucreries au marrons, ainsi qu'une bière et une bouteille d'alcool (11.8% ça va aller). Puis, on va ranger tout ça dans les sacs à dos pour le lendemain.

 

Le réveil est bien duraille car les couettes sont fines et l'isolation mauvaise (Noemie à même rejoint Beni, alors qu'ils avaient lits séparés, car ils ont l'habitude du lit double). Bref, il pleut et c'est bien brouillardeux (excuse moi Père, pour cet anglicisme de mauvaise facture), donc on hésite un moment avant de prendre notre courage à deux mains (ça fait deux fois en comptant le lever) et s'en aller à la station de bus de départ. Le quart d'heure de marche suffit à nous tremper (on est bien équipés, mais c'est toujours vexant), puis bus (19 rmb), entrée du parc (115 rmb, merci la carte étudiant qui fait économiser 35 rmb), et télécabine (65 rmb, notez que ces prix sont ceux de la saison basse, presque moitié de la haute). Une fois en haut, il ne pleut plus, il ne fait pas froid et le chemin est assez bien dégagé et la vue presque dégagée... Ça commence plutôt bien! Malheureusement, ça ne dure pas tant que ça, et il se remet assez vite à bruiner, avec beaucoup d'humidité dans l'air... On marche quand même un bon bout, et quand on commence à en avoir marre (et Noemie faim), on s'arrête dans un endroit un peu abrité. C'est le moment de la boîte chaude (du Jura chinois?): c'est en fait un plat préparé, il faut mélanger riz et garniture, ouvrir la chaufferette et la plonger dans l'eau, et refermer le tout (la boîte incluait tous les éléments précités) en ayant pris soin de percer le trou du haut. Comme par magie, la boîte se met à chauffer, l'eau bout à l'intérieur et réchauffe ainsi le plat, et ainsi, on peut manger un plat chaud sans four, ni micro-ondes! Magique! Un Gongbaojiding plus tard, on repart mais il fait toujours un temps exécrable donc on marche les quelques km restants pour reprendre un télécabine (75 rmb cette fois...), et arrivés en bas, ça a l'air plus découvert qu'en haut et tout aussi beau (ça valait bien la peine!), mais ça ne dure pas et quand le bus (re 19 rmb) pour rallier la ville démarre, on est à nouveau dans la brume. De retour à l'hôtel, on suspend nos habits pour les faire sécher, et une douche plus tard (10mn pour Noemie, 45mn pour Beni), on ressort. On erre un peu mais Tangkou n'étant pas une cité très riante, surtout dans la bruine nocturne, on trouve un resto assez vite. La bouffe n'est pas terrible (le tofu "à la Huangshan" ne semble pas de première fraîcheur), et le xuecai (=légume d'hiver) est très salé)) et, pour couronner ce médiocre souper, la tenancière essaie de nous entuber (addition mal calculée et demi-repasse de riz facturée plein pot), ce qui ne passe pas (Noemie à un trop bon niveau de mandarin, et Beni trop une vieille gueule de barbu étranger). Retour à l'hôtel où l'on réserve le bus pour le lendemain (9h30, c'est humain et ça nous plaît) et on essaie de programmer la suite...

 

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Noemie dans sa cape blanche / entourée de jaunes / devant la montagne jaune


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Un couple de gens / un couple de pins (notez les cadenas) / et plein de pics brumeux


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La-haut, sur la montagne... / ...Y'a Noemie!


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Et les coolies parcourent inlassablement les chemins de cette grande montagne

 

 

Wake up is at 8am, we stockpile baozi in a plastic bag and even some zhou (thanks to the anticipated airtight throwaway bowl), cause at 10am leaves the bus (and we're on it) for Tunxi (which has been renamed Huangshan city for touristic purposes). The bus is right on time and full. But, an hour or so later, everybody moves to another bus as it is snowing at destination, and the bus we were in was not adequate (missing snow tyres?). Another hour or so later, it's already time for a lunch/pee/cigarette stop lasting only 15 mn. Then, almost no stop to Tunxi. Once we get there, taxi drivers sure are awaiting passengers, but something that feels nice is they don't insist to much just because we're westerners (unlike Cambodia where foreigner means rich, or at least enough money to buy a ride, hence, cambodians tuktuk/taxi drivers are quite pestering most of the time). Then, Noemie easily finds the little bus to Tangkou, located at the foot of Huangshan (literally means Yellow Mountain). However, the driver doesn't know (or maybe doesn't care about) the street we want to go to, and drops us with the last passengers in the middle of nowhere (well, at least, at least, obviously beyond city centre). A grandpa passing by (but who doesn't know the street we're going to) suggests we ring the hotel, which is what Noemie does, but the receptionist tells her the hotel is closed, even though we got a confirmation from b***in*.*o* (you gotta be careful with that site, especially in China)... The grandpa is highly motivated to help us and accompanies (even recommends a cheap hotel, but the place is only available to chinese mainland citizens) in our quest for a decent hotel, which is rather short considering two facts:
- it is low season
- a lot of places have closed due to the fact their water pipes have frozen, rendering them unusable. 

However, the one we find has water and AC, even if the flush needs to be turned on at first and isolation is quite mediocre. Then, we go out for dinner (it's dark and Beni falls in a sewers hole, gets out unharmed but dirty and angry), there's not many places open, but we crash into a small restaurant runned by an old couple, who cooks two tasty dishes (mushrooms-vegetables and three flavours of Huangshan (bamboo shots, mushrooms and kelp). The mama running the place is very sympathetic and keen on giving basic hiking infos. On the way back to the hotel, we're lucky enough to find the local store open. Here's our shopping cart:
- Removable cleats
- self-heating meals
- chestnut sweets
- liquor (11.8% only)
- beer
We wrap that stuff in our little backpacks before going to bed.

 

Night was cold, as duvets are way too thin and isolation poor (Noemie even left her single bed to bunk in Beni's, as we're used to one double bed, not twin beds), making it hard to get up. The weather's rainy and foggy, making it hard (again?) to take the decision of getting out. Walking to the bus station is just 15 mn, but it's enough to get soaked, which is not a problem, as we dressed up for that, but definitely is lowering morale. Then bus (19 rmb), park entrance fee (115 rmb, student rates, saves 35 rmb if you have your id), cable car (65 rmb, be aware that all the prices given are low season rates, almost half of high season rates). Once on top of the mountain, it's not raining and clouds are less dense... Sounds great to start hiking! But, pretty soon, a dizzling rain starts to fall, and moisty clouds appears... Still, we walk a few km and when we feel a bit fed up (and Noemie hungry), we take a little break as it "magic box" time. The hot box (not to be confused with hotpot) is a plastic box containing: rice, garnish, water (in a bag), and a heating pad. You mix rice and garnish in the upper compartment, put the water and heating pad in the lower, pierce a hole in the lid, and close the box. Self-heating box is very useful when you don't have microwave, oven or stove at hand. A Gongbaojiding later, we start walking again but the weather is really becoming dreary so we just cross the remaining km to another cable car (75 rmb this time) to go down. Once at the lower station, it's not as foggy as on top of the mountains (was it really worth to go all the way up?), but it doesn't last for long, cause when the bus to the city gets going, we're in the clouds again. At the hotel, we hang our clothes to dry them and take a quick shower (10 mn for Noemie, 45 mn for Beni), before going out. We wander around a bit, but Tangkou is not a very pleasant town, especially in the night mist, so we crash in a restaurant quite quickly. The food is not very good (Huangshan style tofu is not fresh at all, and xuecai (winter veggie) is way too salty), plus the manageress tries to swindle us (obvious mistake on the bill, half portion of rice charged at full price) which is not working at all (thanks to Noemie's fluency in mandarin and Beni's bearded foreigner face). We go back to the hotel, and book tomorrow's bus (at 9.30am, sounds very reasonable) and try to plan our next moves...


07/02/2016
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Wuxi (01-22_01-26)

On arrive donc le ventre plein, relativement tôt (21h et quelques) avec une resa Ctrip pour un hôtel proche d'une station de métro et peu cher (80 rmb la nuit!). Arrivés sans encombres, le réceptionniste nous informe que c'est le tarif pour 3 heures (d'où c'était bon marché), mais il est sympa et nous fait un tarif correct pour la nuit (200 rmb) et en sus, une upgrade, on se retrouve dans une suite (même si la salle de bains sent la remontée d'égouts). On dort bien car la couette est épaisse et il ne fait pas polaire dans la chambre.

 

Le lendemain, on va tenter de changer d'hôtel mais on se ravise (on avait cru qu'un hôtel était à côté d'un arrêt sur le plan, mais la ligne de métro n'existe pas encore...), et au final, on retourne au même hôtel (225 rmb par nuit, pdj inclus). On déjeune dans un endroit où malgré la petite taille de la carte (8 plats, ici c'est minuscule comme choix) les trois quarts des plats ne sont pas disponibles, mais bien sûr, ils ne le disent qu'une fois qu'on est assis et qu'on a payé (Noemie grogne car ils veulent lui refourguer en douce ce que justement elle ne veut pas). Puis, on tente d'aller à un endroit touristique car il est déjà 14h passées (on a vraiment bien dormi!). On va au bout de la ligne 2 de métro, on arrive au Meiyuan (jardin des pruniers), et comme il y a une office du tourisme, Noemie demande le maximum d'informations. On en déduit que le plus habile serait d'aller aux studios de CCTV (Beni pousse pour ça), ce qui nous prend près d'une heure, c'est un peu au diable vauvert... Là-bas, il y a des sites de reconstitutions pour tournage de nombreux films et téléfilms (Tigre & Dragon, pour ne citer que le plus connu) et c'est assez bien fait pour qu'on ne voie pas tellement la différence avec les autres sites qu'on a déjà visité (qui sont aussi des reconstitutions au final). Comme on n'a peu de temps, on visite seulement le "Village au Bord de l'Eau" (il y a deux villes-studios distinctes, l'une des années 80, l'autre des années 2000). On rentre tranquillement, dîner dans un petit resto tranquille ou l'on étonne le serveur et où Noemie parfait sa connaissance sino-fongicole (au détriment du serveur qui se fait tancer par ses deux collègues féminines car il ne connaît pas vraiment les aliments qu'il sert), puis retour paresseux en métro (il fait vraiment froid), un petit tour sur les chaînes chinoises (qui paraissent aussi débiles que les nôtres) et dodo.

 

Ce matin, réveil à 9h00, car Beni va tester son premier petit déjeuner buffet. Et il est pas déçu, il y a du zhou, des baozi, des mantou (comme du baozi, mais sans farce), et plusieurs plats salés. Bon, il manque déjà quelques plats qui ont été finis (les nouilles sautées notamment) et d'autres sont un peu séchés (comme les baozi), mais c'est plutôt normal, la fin du buffet est à 9h30, ce qui n'empêche pas de bâfrer :-). Ensuite, on se rend au Meiyuan (jardin des prunes) on l'on achète le Wuxi garden pass (170 rmb pour l'entrée de 5 sites) et on visite celui ou l'on se trouve. Le site est plus petit que ne le laisse penser le plan, mais ce n'est pas trop grave: les bourrasques de vent glacé favorisent une visite plutôt rapide (bon, on y passe quand même deux heures) et malgré la vague de froid exceptionnelle (la plus belle depuis 30 ans selon les médias européens), il y a déjà des pruniers en fleurs (photo pour les gros incultes dans notre genre). Par la suite, on peine à trouver le bus (il faudra deux nouvelles visites à l'office du tourisme) qui nous amène à Yuantouzhu (la presqu'île de la tortue), qui est un très grand parc (500 hectares selon le dépliant) dans lequel on fait une belle balade, malgré le froid (le vent souffle de plus belle, on est la rive du lac Tai). C'est au bout de cette presqu'île que se situe le berceau historique du royaume Wu (l'un des Trois Royaumes). Une fois qu'on s'est bien gelés au bord du Taihu, on revient à la gare, ou l'on constate que les trains commencent à être plus que pleins pour les destinations ultérieures envisagées, et comme les gens présents nous bousculent (c'est rare de ne pas être pressé dans une file d'attente... Surtout quand il s'agit de chinois), on s'oriente vers la gare routière mais il n'y a plus qu'un guichet d'ouvert et il est pris d'assaut... Du coup, on file vers l'hôtel, on cherche une bouillotte (qu'on ne trouve pas, le produit courant se branche sur le secteur, donc inintéressant pour nous), et on dîne dans un resto de la minorité Hui (musulmans) et les serveurs nous signalent donc qu'on ne peut pas boire de bière... Ce qui frustre beaucoup Beni, qui oblige sa douce moitié à lui prendre un Gongbaojiding (poulet sauce piment-cacahuètes) pour accompagner la bière, mangé dans la chambre devant un documentaire sur les phares de France, pendant que Noemie fait sa lessive. Et enfin, dodo presque au chaud...

 

Nouveau petit déjeuner buffet (cette fois, il reste des nouilles mais elles sont à la sauce au gras...), puis on s'arrache difficilement (le froid rend frileux?) pour se rendre à Xihuigongyuan, situé sur une colline (nommée Huishan, pagode au sommet bien sûr), qui est joli mais ça commence à se répéter... On fait le tour assez rapidement, et en sortant, on se retrouve dans la "vieille ville" de Wuxi et où on y découvre aussi le Jichangyuan (qui est inclus dans notre pass... Faut le savoir...). Du coup, on passe un bon moment dans ce secteur, goûtant au passage le lotus fourré au riz gluant (spécialité locale paraît-il), qui est pas mauvais bien qu'un peu sucré. Ensuite, on trouve le Yinyuan, voisin du vieux quartier de Huishan, qui est un jardin minuscule et Noemie à un coup de mou... Ce qui ne s'arrange pas ensuite car on ne trouve pas le bon arrêt pour se rendre au jardin suivant (on a pourtant trouvé 6 arrêts différents, avec chaque fois au moins une demi douzaine de lignes, et on avait le choix entre 5 lignes différentes...). Beni suggère donc le refuge classique dans un centre commercial, option facilement validée par Noemie, et on se fait une orgie de paniers vapeurs, dans un resto "Chengdu snacks". Ça remonte le moral mais pas le niveau énergétique de Noemie, mais de toute façon, il est trop tard pour "finir" notre pass (et pis, on a notre dose de jardins). Direction gare routière, pour prendre nos tickets et réperer les lieux pour éviter toute galère avec nos bagages. Petite promenade dans le quartier de notre hôtel, Nanchan temple, qu'on avait toujours pas vu... Noemie nous trouve des bouillottes (deux pour le prix d'une) en profite pour s'acheter des biscuits au Lucha (thé vert, et à nouveau, deux boîtes pour le prix d'une, c'est la soirée!). On reprend un petit plat à l'emporter pour Beni le goinfre et retour à la chambre pour lessive, douche, planification et enfin dodo!

 

Encore un gros buffet, on commence à être habitués, et surtout à avoir un sac pour embarquer deux-trois baozi pour plus tard, Noemie ayant beaucoup de mal à se gaver dès le réveil (Beni, pas, ça vous étonne?). Puis, on essaie de trouver le bus pour rallier un énième jardin, un papy nous recommande un autre bus, car celui qu'on veut ne passe que dans le mauvais sens bien qu'on soit sur Zhongshanlu (= rue centrale), et on finit par prendre le métro, l'arrêt de bus étant dans les environs... Donc évidement, à quelques km du lieu souhaité... Bref, on se décourage pas (car aujourd'hui, il fait beau et presque chaud), on traverse le (gigantesque) campus de l'université (qui permet à Beni de faire un peu de barre fixe, et à Noemie, de compléter son déjeuner), et on tombe sur le parc du bord du lac Li (zone humide protégée, gratuit), donc très agréable pour se rapprocher du bon arrêt de bus. C'est donc presque trois heures quand on atteint l'entrée du plateau de tournage "Trois Royaumes" de la chaîne CCTV. Chouette site, même si en cette période de faible affluence, il n'y a presque pas de spectacles... Noemie découvre les "héros" de cette période (Royaumes Combattants, environ 5ème au 2ème siècle avant notre ère) que Beni connaît par les jeux vidéos. Ensuite, une mamie nous aide à trouver le Décathlon, car il nous manque un truc pour la prochaine étape, mais on fait chou blanc. On marche jusqu'à la station de métro suivante, mais d'abord on cherche un resto... Et on atterrit dans le même centre commercial que la veille, ou tous les fast-foods se sont fait dévalisés (ça se dit ça? Bref, ils n'ont plus de riz, que des pâtes...) alors on mange dans un resto du Dongbei (nord-est, on ne sait pas bien à quelle zone ça correspond): crêpes de tofu (excellent), galettes de riz gluant au sésame (en fait, aussi au haricot rouge, pas mal), du canard pané (gras, un peu lourd), des aubergines sautées (gras aussi)... On se laisse pas aller quoi! Bon c'est quand même un peu lourd sur l'estomac, et en guise de digestion, on a le bouclage de sacs... On va se coucher, demain, on bouge à nouveau!

 

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Studio CCTV "Water Village Margin"


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Bienvenue au jardin / des fleurs de pruniers / Le mur des 9 dragons (oui, bon, la y'en que deux)


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Studio CCTV "Les Trois Royaumes": Statue de Cao Cao, son bateau pris dans les glaces et le palais

 

Arriving with our bellies full, rather early (9pm or so), with an hotel close to the subway (booked with Ctrip app, for 80 rmb per night) makes us feel optimistic. However, upon arrival, we discover it seemed cheap because it was an hourly rate (brothel hotel?), but the receptionist is a nice guy: room for 200 rmb for the night (seems fair), and upgrade in a suite (even if the bathroom smelled like sewers). We sleep well, as the quilt is thick and room's temperature is not iced cold.

 

Next day we make a reservation in an hotel close to another subway station, but once in the subway, we realise the station doesn't exist yet as it's on line number three, scheduled to be built in the coming year... Hence, we cancel the booking and make another one in the hotel we were... This useless back and forth trip, plus lunch, brings us to 2pm and we go at the very end of subway line 2, where we bump into a tourist information centre, which allows Noemie to squeeze out as much information as she can. Our conclusion is that the most clever thing to do is go to CCTV's studios (Beni is eager to visit them) as they have movie sets (used to shoot "Crouched Tiger & Hidden Dragon" for example) open to the public. Those are reconstructions but very nicely done, sometimes even better than the sites we've visited before (who are mostly reconstructions as well). Since we don't have much time (closes at 5.30pm, woohoo), we only visit the "Water Margin Village", built in the eighties (there is two towns-sets, the other built around year 2k). We lazily go back in the center, and eat in a quiet little restaurant, where the waiter is kind of astonished to see foreigners... There, Noemie sharpens her knowledge of chinese mushrooms, which is the occasion for the two waitresses to mock their male colleague as he doesn't know much about the dishes he serves. Then, even more lazily go back to the hotel by subway (just one stop away, but it's really freezing cold), a quick flick on chinese TV (their broadcasts seems as dull as ours) and sleep.

 

Waking up early (or so, 9am), on order for Beni to try out his first chinese buffet breakfast. He's not disappointed as there is zhou (rice porridge), baozi, mantou (same as baozi, but without filling), and several salty dishes. Even if noodles are already finished, baozi are a bit dry, and breakfast ends twenty mn after our arrival, Beni still can eat like a pig... Afterwards, we go to Meiyuan (plum garden), where we buy Wuxi garden pass (170 rmb for access to five sites), and visit the one we're at. The place is smaller than expected, but the cold blasts of wind give as a pretext for a quick visit (well, two hours...), and some plum trees are budding, despite the outstanding cold snap (worst in 30 years, according to western medias). We then have to ask twice at the tourist info to find the right bus (bus stop to say so) to take us to Yuantouzhu (turtle peninsula), a huge park (500 hectares according to the leaflet), where we enjoy a nice walk, despite the cold (wind is blasting even more as we're on the banks of Taihu). The place is said to be the cradle of Wu kingdom (one of the Three Kingdoms of Warring States era). Being frozen to the core, we go back to the train station, to have the displeasure of seeing that trains are becoming more than fully booked, and that we have less options for next stops each day (plus everybody's jostling (traditional Chinese game while queuing) as they're in rush), so we choose to go to the coach station, but there's only one counter open, and the queue is impressive... As a result, we head towards the hotel, looking for a hot water pouch which we're unable to find (the common ones need to be plugged, very unpractical), and have dinner in a restaurant of the Hui minority, and, because they're muslims, we're not allowed to drink the beer we bought a bit earlier. Very frustrated, Beni forces Noemie to buy him a Gongbaozhiding (chicken with hot chilli peppers and peanuts), that he would eat in the room, along with the beer, watching a documentary about French lighthouses, while she'd be doing her laundry... After that, we go to bed in an almost warm room...

 

New day, new buffet breakfast. This time, there are still noodles, but the sauce is really greasy... It's a bit hard to get out (scared of the harsh cold?), but done (OK, it's already 11am...). Reaching Xihuigongyuan, we go uphill Huishan (pagoda on top as usual) and have that curious sensation of deja-vu (looks the same as yesterday). Which is why we get out pretty quickly, and, right at the exit, step into Wuxi's old town, where is also hidden Jichangyuan (included in our garden pass, though it's not written, you just have to know it...). We spend some time there, grabbing the opportunity of testing glutinous rice-filled lotus, which is said to be a local specialty (nice but a bit too sweet). We then visit the neighbouring Yinyuan, rather small and uninteresting, but Noemie is low on battery... And it doesn't get any better as we struggle to find the right bus stop for the next garden (though, we had the between 5 different bus lines, and found 6 stops, each one proposing half a dozen lines...). Hence, Beni proposes the usual shelter in a mall, gladly accepted by Noemie, which will end in a dim sum orgy in a "Chengdu snacks" joint. After that, moral has improved a lot but it's now too late to "finish" our garden pass, but it's okay as we're feeling a bit garden-sick. We then go to the coach station, to buy tickets and spot where to take the bus tomorrow (in order to avoid any struggle while carrying our luggages). After, it's time for a little stroll in Nanchan temple area, close to our hotel (it's out last evening in Wuxi, it's about time to discover it)... There, Noemie manages to find hot water bottles (two for the price of one) and grabs the opportunity to buy Lucha biscuits (two packs for the price of one, this must be bargain day!). We get a takeaway meal for piggy Beni, then back to the hotel, laundry, planning then nighty night!

 

Another day, another buffet. We're getting used to that, and we have a plastic bag to grab some baozi for later on, as Noemie can't eat much when waking up (Beni is able to pig up anytime, but you guessed that by now, didn't you?). We then try to find the right bus, but a grandpa tells us the one we're looking for is passing by another street for the direction we want, even though we're in Zhongshanlu (=central road), and he advises to take the subway, the bus stop we're looking for is supposedly close to a station... When we get there, we're still a few km away from our goal... It doesn't matter much as the weather is nice, we go through the vast campus of Wuxi university, where Noemie has her 2nd helping of breakfast and Beni a bit of exercise on horizontal bar, and then, bump into park Li (protected marshland, free entrance :-), which makes a very smart way to get closer to our bus stop. Hence, it's almost 3pm when we arrive at CCTV's studios (yes, again) and start visiting the "Three Kingdoms" set. Due to the fact it's low season, there are very few shows, but the place is still impressive. Noemie discovers the "heroes" of the Warring States (5th to 2nd century BC), that Beni already knows through video games. Afterwards, a grandma helps us finding the Décathlon store, but there we fail finding the item we need for our next stop. After walking another km, we reach the subway station, and step in the very same mall as the day before but have dinner in another restaurant (since all fast-foods have been robbed: no rice left and we don't want pasta), specialising in Dongbei (north east region, still unclear what area that means) dishes. Our menu is: tofu pancakes (really yummy), glutinous rice cakes (with red bean filling, ok), sautéed eggplants (good though a bit oily), battered duck (greasy) and white rice if course. After such a heavy, fatty meal, we go pack our bags and straight to bed... Tomorrow is the day we move on!


07/02/2016
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Yangzhou (01-22)

Objectif du jour, voir le lac Shouxi. On se lève donc tôt (8h00), pour attraper le train de 9h39 à la gare de Nanjing. Ce qu'on arrive à faire, mais on n'a que le temps d'attraper quelques siumai longbao (raviolis aux écrevisses) alors qu'on aurait aussi voulu déposer nos sacs dans une consigne. Le train est plus ancien que les Gaotié (équivalent TGV, ressemblent à s'y méprendre aux shinkansen japonais) et du coup, bien plus lents et au moins aussi sales que les TER français, et également en retard d'une bonne demi heure (frustrant non?). Arrivés à Yangzhou, on prends les tickets de retour, plus ceux de transfert pour notre prochaine destination. Puis, bus jusqu'au lac Shouxi (on vous épargne les détails de discussion à "l'office du tourisme" qui n'a pas de guide disponible et le bourrage de consigne, et le bol de nouilles (tomates, oeuf et pak choi, miam!) pour nourrir le gros Beni), soit une demi heure pour arriver à l'entrée. Entrée plutôt chère, 120 rmb (180 en haute saison, du 1er mars au 31 octobre...), mais on est venu jusqu'ici pour ça et vu que c'est un endroit classé AAAAA (le maximum) par l'office nationale du tourisme, c'est moyennement étonnant. On y passe quasiment quatre heures, malgré la neige qui tombe en continu, car l'endroit est effectivement très agréable. Puis, bus retour, repas à l'emporter à la gare routière (baozi, hot dog a la chinoise (ya que la saucisse!) et nouilles à l'ail et au gingembre), petite attente à la gare ferroviaire (désert culinaire...), train local pour Nanjing, puis train express (changement express du ticket pour arriver plus tôt) pour notre nouvelle étape...

Oh, j'allais oublier! A la consigne, pour rependre nos bagages, petite frayeur, la porte ne s'ouvre pas malgré la procédure respectée (code, reconnaissance faciale, paiement)... C'est une, puis deux, puis trois employés de la sécurité qui volent (les chinois sont rapides, très rapides) à notre secours. Malgré les passes de sécurité, il leur faut tout de même solliciter un déblocage du système par la voie électronique pour que sésame s'ouvre... Ce qui fait rire tout le monde! Happy ending ;-)

 

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Bâtiments du Lac de l'Est


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Ponts notables et cygnes du Lac de l'Est

 

Today's goal: see Shouxi lake. We get up early (well, 8.00am) tu catch the 9.39am train to Yangzhou. We manage to catch the train, picking up siumai longbao (crayfish raviolis) on the way. The train is older than Gaotié (high-speed trains, looking very much like the japanese shinkansen), therefore, as slow and dirty as the french regional trains. Moreover, it's half an hour late, which is quite frustrating (since we had no time to find the storage locker room to leave our big bags, as intended in the first place). Once in Yangzhou, we buy our tickets (back to Nanjing then to our next stop) and then, half an hour by bus to Shouxi lake (let's not talk about their "tourist information centre" where they sell guided tours but don't have any available guides, and the locker "stuffing"). Then, feeding of fat Beni with some freshly prepared noodles topped with tomatoes, poached egg and pak choi. Entrance to the site is 120 rmb (180 in high season, from 1st March to 31st October), which is expensive but considering the facts we came here only for that and that it's a AAAAA (highest level) rated site (according to the national tourism office), that's not a surprise. Despite the fact it's snowing, we spend four hours strolling in what is said to be a small-scale replica of Hangzhou's East lake. After that, bus back to the station, takeaway meal (chinese hotdog (means no bread no ketchup no mustard, just a grilled sausage), a few baozi, and ginger-garlic noodles) at the bus station, wait at the railway station (nothing to eat, quite odd for a chinese place), local train to Nanjing, then high-speed train to our next destination...

I almost forgot... To retrieve our bags, it has been a bit scary... We followed the instructions (entered the code, facial recognition, paid the fee) but the locker door wouldn't open... One, then two, then three employees came quickly (chinese are fast, lightning fast) to our rescue, but even with their special keys, the door would remain locked... They had to call their IT manager to electronically open the device, so the door opened by miracle... And that made everybody laugh!


07/02/2016
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